Les violences intrafamiliales en nette hausse en Deux-Sèvres

es chiffres constatés en Deux-Sèvres sont éloquents : en zone police (Niort et Thouars), le nombre d’infractions liées à des violences intrafamiliales a augmenté de 46,3 % entre 2021 et 2022. En zone gendarmerie, la hausse atteint 27,3 %. Trois fois sur quatre, les victimes sont des femmes.

Ces données ont constitué la base de la réunion de l’instance de gouvernance départementale axée sur la prévention de ces méfaits organisée mi-décembre autour de la préfète Emmanuelle Dubée et du procureur de la République Julien Wattebled. Elle réunit l’ensemble des acteurs et permet ainsi une mise en œuvre réactive des dispositifs locaux.

27 % de plaintes supplémentaires

Pour que chaque atteinte soit punie, l’infraction d’outrage sexiste a été créée. La prise de plainte a été facilitée. Le tribunal judiciaire de Niort a ainsi jugé 27 % de plaintes supplémentaires dans ce domaine sur les onze premiers mois de 2022 par rapport à 2020, année de référence​, indique la préfecture des Deux-Sèvres.

Le téléphone grave danger et le bracelet anti-rapprochement ont été déployés dans le département pour mieux protéger les victimes. Grâce à un important travail partenarial, une unité d’accueil des victimes de violences a été créée au centre hospitalier de Niort, et un centre de suivi des auteurs de violences conjugales a vu le jour.

Depuis cinq ans, la libération de la parole s’est accentuée et les violences sont mieux repérées, les victimes mieux accompagnées. Dans ce but, les horaires du numéro d’écoute gratuit 3919 ont été étendus, les forces de l’ordre ont été mieux formées, des postes d’intervenants sociaux en gendarmerie et commissariat ont pu être déployés​. Ils sont quatre dans le département.

Il existe 25 places d’hébergement dédiées aux femmes victimes de violences conjugales et aux enfants (11 places supplémentaires sont mises à disposition dans des gîtes hors saison).

error: Content is protected !!